La Guadeloupe a la forme d’un papillon, et chacune de ses deux ailes raconte une histoire balnéaire différente. À l’est, la Grande-Terre déroule ses lagons turquoise et son sable blanc, frangés de cocotiers et de raisiniers. À l’ouest, la Basse-Terre, plus montagneuse et volcanique, alterne sable doré, sable noir et criques sauvages adossées à la forêt tropicale. Ajoutez à cela les îles du Sud, et vous obtenez l’une des plus belles collections de plages des Petites Antilles. Voici notre sélection 2026, île par île, avec nos conseils pour bien choisir selon votre envie : baignade familiale, snorkeling ou nature préservée.
Grande-Terre : lagons turquoise et sable blanc
La Grande-Terre concentre les plages de carte postale, celles aux eaux peu profondes et chaudes que l’on imagine quand on pense à la Guadeloupe. La barrière de corail qui ceinture une grande partie de la côte sud crée des lagons calmes, parfaits pour se baigner en toute tranquillité.
Plage de la Caravelle (Sainte-Anne)
C’est souvent la première plage que l’on cite, et pour de bonnes raisons. Son lagon protégé par la barrière offre une eau cristalline, calme et peu profonde sur plusieurs dizaines de mètres. Le sable blanc, les cocotiers penchés et les couleurs allant du vert émeraude au bleu profond en font un classique absolu. C’est l’endroit idéal pour une journée en famille : on s’y baigne sans souci, on loue un transat à l’ombre et on observe parfois les voiliers au large.
Quelques conseils utiles :
- Arrivez tôt (avant 10h) le week-end et en haute saison pour la place de parking et l’ombre des arbres.
- La partie ouest, plus tranquille, convient mieux aux familles ; la partie est est plus animée.
- Prévoyez de l’eau et un en-cas : les services sont limités selon les zones.
Plage de Bois Jolan (Sainte-Anne)
À quelques minutes de Sainte-Anne, Bois Jolan séduit les amateurs de plages préservées. Son lagon très peu profond, parsemé d’herbiers où se cachent parfois des étoiles de mer, s’étend loin avant que l’eau n’arrive à la taille. C’est une plage plus discrète, bordée de cocoteraies, où l’ambiance reste familiale et nature. Parfaite pour les enfants en bas âge et pour ceux qui cherchent un coin plus authentique, loin de l’effervescence.
Anse à la Gourde (Saint-François)
Entre Saint-François et la Pointe des Châteaux, l’Anse à la Gourde est une longue plage de sable blanc encore relativement confidentielle. Protégée en partie par une barrière, elle offre des zones calmes pour la baignade et une eau aux nuances turquoise spectaculaires. C’est un excellent compromis : on y trouve de l’espace, de la beauté et une fréquentation plus modérée que sur les plages stars. Soyez attentif aux zones où le courant peut se faire sentir, près des passes dans le récif.
Pointe des Châteaux (Saint-François)
Ce n’est pas une plage de baignade au sens classique, mais un site naturel grandiose à l’extrême est de la Guadeloupe. Les vagues de l’Atlantique viennent s’y briser sur des falaises de calcaire découpées, et une courte montée mène à la croix sommitale d’où la vue embrasse les îles de la Désirade et de Petite-Terre. À proximité, l’Anse Tarare et la Baie des Cailloux offrent des criques pour se baigner. Une étape incontournable pour les amateurs de paysages bruts et de randonnée côtière.

Basse-Terre : nature sauvage et plongée
Côté Basse-Terre, le décor change : reliefs verdoyants, forêt qui descend presque jusqu’à la mer, sable doré ou volcanique. Les plages y sont souvent plus sauvages, plus intimes, et certaines comptent parmi les meilleurs spots de snorkeling de l’archipel.
Grande-Anse (Deshaies)
Immense croissant de sable doré adossé à une colline de cocotiers, Grande-Anse est régulièrement citée parmi les plus belles plages de Guadeloupe. Son ampleur impressionne : on peut y marcher longtemps, trouver son coin d’ombre et profiter d’un cadre spectaculaire au coucher du soleil. La mer y est plus ouverte que sur les lagons de Grande-Terre, donc la baignade demande un peu plus de vigilance certains jours de houle. Renseignez-vous sur les conditions locales et respectez la signalisation. Le village de Deshaies, tout proche, ajoute un charme authentique de port de pêche.
Plage de Malendure (Bouillante)
Malendure, plage de sable gris-noir d’origine volcanique, est avant tout le point de départ vers la réserve Cousteau et les îlets Pigeon. C’est l’un des hauts lieux du snorkeling et de la plongée en Guadeloupe : tortues, poissons multicolores et fonds coralliens vous attendent à quelques coups de palmes. De nombreux clubs proposent des sorties en bateau, et l’on peut aussi rejoindre les îlets en kayak ou en bateau à fond de verre. Idéal pour une journée mêlant détente et découverte du monde sous-marin.
Conseils snorkeling :
- Apportez masque, tuba et palmes si vous en avez ; la location reste possible sur place.
- Les eaux sont plus claires en matinée, avant que le vent ne se lève.
- Respectez la réserve : on ne touche pas le corail ni les tortues.
Plage de Cluny (Sainte-Rose)
Plus au nord, la plage de Cluny est une crique nature, encadrée de végétation et battue par une mer parfois vive. Moins fréquentée, elle séduit ceux qui recherchent l’authenticité et les balades en bord de mer. La baignade y est à apprécier avec prudence selon la houle, mais le cadre sauvage et le sentier qui longe la côte valent le détour pour une parenthèse loin de la foule.
Les îles : l’écrin du Sud guadeloupéen
Aucune sélection ne serait complète sans les plages des îles voisines, accessibles en navette depuis la Grande-Terre ou la Basse-Terre. Elles offrent souvent une eau parmi les plus pures de l’archipel.
- Les Saintes : l’Anse du Pain de Sucre, petite crique encadrée de pitons, et la baie de Terre-de-Haut comptent parmi les plus jolis mouillages des Caraïbes. Pour préparer votre excursion, lisez notre guide escapade aux Saintes.
- Marie-Galante : surnommée la grande galette, elle déroule des plages immenses et peu fréquentées comme la plage de la Feuillère ou l’Anse Canot, au sable blanc et à l’eau translucide. Notre article découvrir Marie-Galante vous donne toutes les clés.
- Petite-Terre : réserve naturelle protégée, son lagon abrite raies et tortues dans une eau d’une transparence rare ; l’accès se fait uniquement en excursion encadrée.
