Une oursinade à la Caravelle, un coup de soleil carabiné au retour de Petite-Terre, une otite d’enfant à 22 h un dimanche : en dix ans sur l’archipel, j’ai testé à peu près tous les scénarios. Bonne nouvelle : les urgences en Guadeloupe fonctionnent comme dans l’Hexagone, avec le SAMU, des hôpitaux publics, des cliniques et un réseau dense de pharmacies. Mais l’archipel s’étire sur deux ailes et plusieurs îles : quand il faut agir vite, mieux vaut savoir qui appeler et où aller depuis votre location. Voici le mémo que nous remettons à nos voyageurs.
Urgences en Guadeloupe : les numéros à enregistrer avant de décoller
Premier réflexe, avant même de boucler la valise : enregistrez ces numéros dans votre téléphone. L’indicatif de la Guadeloupe est le +590, mais les numéros courts s’appellent tels quels depuis un mobile français sur place.
- 15 — SAMU Guadeloupe : urgence médicale vitale, avis d’un médecin régulateur 24 h/24. C’est aussi lui qui vous oriente la nuit vers le bon service ou la pharmacie de garde.
- 18 — Pompiers (SDIS 971) : accident, incendie, noyade, secours en mer côtière ou en randonnée (très sollicités sur les sentiers de la Soufrière et des chutes du Carbet).
- 17 — Police / Gendarmerie : vol, agression, accident de la route avec blessés.
- 112 — Numéro d’urgence européen : fonctionne depuis n’importe quel mobile, même sans crédit ni carte SIM locale.
- 114 — Urgences par SMS pour les personnes sourdes ou malentendantes.
- 196 — CROSS Antilles-Guyane : urgence en mer (kayak, plongée, voile). Indispensable si vous naviguez vers Les Saintes ou Marie-Galante.
- Centre antipoison (Paris, compétent pour les Antilles) : 01 40 05 48 48, joignable 24 h/24.
Conseil de résident : notez l’adresse exacte et les coordonnées GPS de votre logement près de la porte d’entrée. Dans les ruelles sans nom de Deshaies ou les résidences de Saint-François, c’est ce qui fait gagner de précieuses minutes aux secours. Tous les logements gérés par Hostel Toucan disposent d’une fiche « urgences » affichée dans la cuisine.

Hôpital en Guadeloupe : où aller selon l’endroit où vous logez
L’archipel compte un CHU, un centre hospitalier public sur Basse-Terre et plusieurs cliniques privées avec services d’urgences. Le bon choix dépend surtout de votre commune de séjour.
Côté Grande-Terre et agglomération pointoise
- CHU de la Guadeloupe (Les Abymes / Pointe-à-Pitre) : le navire amiral, urgences adultes et pédiatriques 24 h/24, seul plateau technique complet de l’archipel (cardiologie interventionnelle, réanimation, maternité de niveau 3). Comptez environ 25 minutes depuis Sainte-Anne (20 km), 40 minutes depuis Saint-François (35 km), 15 minutes depuis Le Gosier hors heures de pointe.
- Clinique des Eaux Claires (Baie-Mahault) : urgences privées, pratique si vous logez côté Jarry ou si le CHU est saturé. Avance de frais possible pour les visiteurs étrangers, remboursée ensuite par leur assurance.
- Polyclinique de la Guadeloupe (Les Abymes) : autre option privée pour la traumatologie légère.
Côté Basse-Terre
- Centre Hospitalier de la Basse-Terre (CHBT) : urgences 24 h/24 pour tout le sud de Basse-Terre. Environ 30 minutes depuis Bouillante par la côte sous le vent, 45 minutes depuis les Trois Crêtes.
- Depuis Deshaies, paradoxalement, le CHU des Abymes est souvent plus rapide (environ 1 h par la Côte-au-Vent que par le sud) : vérifiez le trafic avant de partir, la régulation du 15 vous orientera.
Depuis les îles du sud
Aux Saintes, à Marie-Galante et à La Désirade, vous trouverez des cabinets médicaux, des pharmacies et un petit centre hospitalier de proximité à Grand-Bourg (Marie-Galante). Les urgences vitales sont évacuées vers le CHU par hélicoptère ou vedette : raison de plus pour appeler le 15 au moindre doute plutôt que de tenter la dernière navette.
Pharmacie de garde en Guadeloupe : comment la trouver un dimanche soir
Le réseau officinal est dense sur les deux ailes : vous croiserez une croix verte dans toutes les communes principales, de Pointe-à-Pitre au Moule. Pour la pharmacie de garde Guadeloupe, le système tourne par bassin (Grande-Terre nord, agglomération pointoise, sud Basse-Terre, côte sous le vent…), avec une rotation hebdomadaire. Concrètement, quatre méthodes fiables :
- Appeler le 15 : la régulation du SAMU connaît la garde du jour, c’est la méthode la plus sûre la nuit.
- Lire l’affichette en vitrine de n’importe quelle pharmacie : la garde du secteur y est obligatoirement indiquée.
- Consulter la presse locale (France-Antilles et ses pages « gardes ») ou le site de votre mairie de séjour.
- Demander à votre conciergerie : nos équipes répondent sur WhatsApp 7 j/7 et vous envoient l’adresse exacte avec l’itinéraire.
Côté budget : la nuit, les dimanches et jours fériés, l’officine de garde facture des honoraires de garde de l’ordre de 8 à 10 € en plus des médicaments. Une consultation chez un généraliste conventionné coûte 30 € (carte Vitale acceptée ; carte EHIC pour les Européens, assurance voyage pour les autres). Les pharmaciens guadeloupéens sont d’excellent conseil sur les bobos tropicaux — piqûres, coups de soleil, mal des transports vers Les Saintes — sollicitez-les avant d’encombrer les urgences.
